Vente immobilière : attention à la mise à jour des risques entre la promesse et l’acte
- Coralie Daven

- il y a 6 jours
- 2 min de lecture
C’est un point souvent négligé dans les dossiers de vente… et pourtant déterminant.
Dans un arrêt du 19 février 2025, la Cour de cassation rappelle que les informations sur les risques doivent être actualisées jusqu’à la signature de l’acte authentique.

Le contexte : un plan de prévention en cours… puis approuvé
Dans de nombreuses zones, des plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPRN) sont mis en place (inondations, mouvements de terrain, etc.).
Il arrive fréquemment que :
le plan soit simplement prescrit au moment de la promesse de vente,
puis officiellement approuvé avant la signature de l’acte définitif.
C’est précisément dans cette situation que la question s’est posée.
La position de la Cour de cassation
La Cour de cassation adopte une position très claire :
👉 Le dossier de diagnostic technique doit être mis à jour au moment de la signature de l’acte authentique.
👉 Si le plan de prévention a été approuvé entre-temps, cette information doit impérativement être intégrée.
Autrement dit, il ne suffit pas de se référer à la situation existante au jour de la promesse.
Pourquoi cette décision est importante
Cette solution repose sur une logique simple :l’acquéreur doit disposer d’une information complète et actualisée au moment où il s’engage définitivement.
Un plan approuvé peut avoir des conséquences concrètes :
contraintes de construction,
obligations de travaux,
impact sur la valeur du bien,
voire impossibilité de certains projets.
Une vigilance renforcée pour les professionnels
Cette décision impose une rigueur particulière :
Le vendeur doit s’assurer que les informations transmises sont à jour
L’agent immobilier doit vérifier l’évolution du dossier entre compromis et vente
Le notaire doit intégrer les dernières informations disponibles au moment de l’acte
En pratique, cela signifie qu’un dossier n’est jamais “figé” après la promesse.
Le risque en cas d’omission
Une information incomplète ou obsolète peut entraîner :
une remise en cause de la vente,
une action en responsabilité,
voire une demande d’indemnisation de l’acquéreur.
À retenir
Les informations sur les risques doivent être actualisées jusqu’à la signature de l’acte
Un plan de prévention approuvé entre la promesse et la vente doit être intégré
Le dossier de diagnostic technique doit refléter la situation réelle au jour de la vente
En pratique
Entre la promesse et l’acte authentique, il ne s’agit pas simplement d’attendre la signature.
C’est une phase où le dossier doit être suivi activement, notamment sur les questions d’urbanisme et de risques.



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